vendredi 25 novembre 2022

Christian Bobin, in memoriam

 

 

"J’ai préféré aller vers ce qui semble ignorer le passage du temps : les fleurs, l’amour dans sa première timidité, l’attente, la beauté d’un visage, le silence, la longue durée… "

Ce jour, le grand, merveilleux et précieux Christian Bobin a rejoint "les différentes régions du ciel". 


mardi 15 novembre 2022

Echos du silence

 Je vous signale deux très jolies lectures de mon dernier livre sur deux blogs amis : 


• Dans "Textes et prétextes", chez Tania :
 
 
• Chez Plumes d'Anges : 

Plaisir de voir les mots prendre leur envol et aller se poser sur d'autres branches, en d'autres jardins ! Merci à elles et à toutes les lectrices et lecteurs.

mardi 1 novembre 2022

Anniversaire


...

Toi tu n’es plus qu’une ombre

Et la neige a fondu que tu foulais naguère

Et décembre s’annonce

Et la neige nouvelle

Bientôt recouvrira

Sur les chemins aimés la trace de tes pas

 

 

Mais il reste ceci : tes pages 

De silence

Tes échappées de blanc

Tes éclats de soleil

 

 

Quand le temps se suspend

Comme un qui retiendrait

- un instant seulement –

Son souffle,

Son esprit,

Et son pas sur la neige.

 

 

(Blanc comme la neige, Dijon : Atelier des Noyers, 2018.)

 

In memoriam, Hervé Espinosa, 1966-2017

mardi 4 octobre 2022

Très bientôt en librairie...

 

 

Un si grand désir de silence qui paraît aux éditions du Cerf, devrait être disponible dès le 20 octobre prochain. On le trouve même déjà en prévente sur les sites en ligne (mais c'est mieux d'aller le commander chez votre libraire, bien sûr...)

Joie !

samedi 3 septembre 2022

L'été en vers libres

 

Tous les matins sur le mur du salon je reçois

carte postale de soleil

ombres dansantes sur le blanc

glissant tandis que l’heure tourne

(c’est moi qui tourne, avec le mur)

 

Carte postale de feuilles vives

 

Carte postale de vent d’été

 

Carte postale de temps passé

            10 minutes, 6 centimètres

            sur le mur, face à la fenêtre.

 

Je glisse à vitesse grand V

vers ce qui m’attend du jour

dansent les ombres

il est 7 heures

et puis

quelques centimètres plus tard

à sept heures passées d’un quart

l’ombre a vieilli

et moi aussi.