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mardi 4 juin 2019

La peinture à l'aquarelle / Herman Hesse




Un délicieux extrait de L'art de l'oisiveté.
[Pour le lire plus confortablement, cliquez sur l'image.]

mardi 19 mars 2019

Manteaux / Colette Andriot

"J'ai trois manteaux
le premier blanc comme la neige
le second vert tendre
celui de la lumière qui revient
le troisième change de couleur
au gré de mes bonheurs..."

Colette Andriot vient de publier A la recherche du mot perdu, à l'Atelier des Noyers, illustré par Matthieu Louvrier. Coup de coeur...

jeudi 30 août 2018

Désir d'îles


Travaux d'illustration en cours pour le poème Iles de la Gargaude, de Philippe Mathy, à paraître à l'automne à L'Atelier des Noyers.  


...Quelques arbres, branches lourdes ;
le soleil y glisse ses doigts doux.
Silence. Le vélo file en roue libre.

On sent renaître en soi
le goût de l’espérance...



liens : 
L'Atelier des Noyers
Philippe Mathy

samedi 30 juin 2018

Moisson du petit jour



La vie à ma fenêtre
rouge comme un satin de fête
offerte comme un matin d'été.

samedi 2 décembre 2017

Crépuscule

Bords de Loire, novembre

"Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?"

(Victor Hugo)

vendredi 23 juin 2017

BLEU #3


"La substance du ciel est d'une tendresse étrange."

L'azur certains soirs a des soins de vieil or. Le paysage est une icône. Il semble qu'au soleil couchant, le bleu qui se craquelle se reprenne un instant à croire à son bleu. Un jour inespéré se lève tandis que sur la mer la nuit prend ses appuis. 

Lentement le mystère se déplace d'un coin de l'horizon à l'autre...

J.-M. Maulpoix. - « La substance du ciel est d'une tendresse étrange». - Une histoire de bleu. – 
Paris : N.r.f., Poésie/Gallimard, 2005. 






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jeudi 22 juin 2017

BLEU #2


"Ne croyez pas que tout ce bleu soit sans douleur."

La mer n'est pas une image naïve épinglée dans la chambre au-dessus du lit parmi les peluches et les bijoux d'un sou. 

Lorsque le coeur ne nous bat plus, nous guettons le grand large dans les flaques de la rue afin d'y laper notre misère et d'offrir à notre désir un semblant de ciel. Parfois nous regardons  intensément les yeux de nos semblables, espérant y trouver la mer et y sombrer brièvement...

J.-M. Maulpoix. - « Ne croyez pas que tout ce bleu soit sans douleur ». - Une histoire de bleu. – 
Paris : N.r.f., Poésie/Gallimard, 2005. 






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mercredi 21 juin 2017

BLEU #1



...On voudrait jardiner ce bleu, puis le recueillir avec des gestes lents dans un tablier de toile ou une corbeille d’osier. Disposer le ciel en bouquets, égrener ses parfums, tenir quelques heures la beauté contre soi et se réconcilier.

     On voudrait, on regarde, on sait qu’on ne peut en faire plus et qu’il suffit de rester là, debout dans la lumière, dépourvus de gestes et de mots, avec ce désir d’amour un peu bête dont le paysage n’a que faire, mais dont on croit savoir qu’il ne s’enfièvre pas pour rien, puisque l’amour précisément est notre tâche, notre devoir, quand bien même serait-il aussi frêle que ces gouttes d’eau d’après l’averse tombant dans l’herbe du jardin.


J.-M. Maulpoix. - « Convalescence du bleu après l’averse ». - Une histoire de bleu. – 
Paris : N.r.f., Poésie/Gallimard, 2005.







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