lundi 13 février 2023

Lettre à des amis perdus, Cadou / Schréder

 

 

Merveille, triste merveille que ces mots de René-Guy Cadou. 

Merveille que la voix fragile et forte à la fois d'Ariane Schréder sur le piano de Bernard Mikaelian. 

Merveille que son trait délicat qui met en images l'insoutenable douceur de nos pertes.

 

Vous étiez là je vous tenais

Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
https://lyricstranslate.com

Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
 
Chaque jour, je vous ai écrit,
Je vous ai fait porter mes pages
Par des ramiers, par des enfants
Mais aucun d'eux n'est revenu.
Je continue à vous écrire,
Je continue à vous écrire.
 
Tout le mois d'août s'est bien passé
Malgré les obus et les roses.
Et j'ai traduit diverses choses
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez.
 
Maintenant j'ai peur de l'automne
Et des soirées d'hiver sans vous.
Viendrez-vous pas au rendez-vous
Que cet ami perdu vous donne
En son pays du temps des loups
En son pays du temps des loups ?
 
Venez donc car je vous appelle
Avec tous les mots d'autrefois.
Sous mon épaule, il fait bien froid
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes.
 
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
https://lyricstranslate.com

Comme un miroir entre mes mains

La vague et le soleil de juin

Ont englouti votre visage. 

 

Chaque jour je vous ai écrit

Je vous ai fait porter mes pages

Par des ramiers par des enfants

Mais aucun d'eux n'est revenu

Je continue à vous écrire.

 

Tout le mois d'août s'est bien passé

Malgré les obus et les roses

Et j'ai traduit diverses choses

En langue bleue que vous savez. 


Maintenant j'ai peur de l'automne 

Et des soirées d'hiver sans vous

Viendrez-vous pas au rendez-vous 

Que cet ami perdu vous donne

En son pays du temps des loups.

 

Venez donc car je vous appelle

Avec tous les mots d'autrefois

Sous mon épaule il fait bien froid

Et j'ai des trous noirs dans les ailes.



Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
 
Chaque jour, je vous ai écrit,
Je vous ai fait porter mes pages
Par des ramiers, par des enfants
Mais aucun d'eux n'est revenu.
Je continue à vous écrire,
Je continue à vous écrire.
 
Tout le mois d'août s'est bien passé
Malgré les obus et les roses.
Et j'ai traduit diverses choses
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez.
 
Maintenant j'ai peur de l'automne
Et des soirées d'hiver sans vous.
Viendrez-vous pas au rendez-vous
Que cet ami perdu vous donne
En son pays du temps des loups
En son pays du temps des loups ?
 
Venez donc car je vous appelle
Avec tous les mots d'autrefois.
Sous mon épaule, il fait bien froid
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes.
 
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
https://lyricstranslate.com
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
 
Chaque jour, je vous ai écrit,
Je vous ai fait porter mes pages
Par des ramiers, par des enfants
Mais aucun d'eux n'est revenu.
Je continue à vous écrire,
Je continue à vous écrire.
 
Tout le mois d'août s'est bien passé
Malgré les obus et les roses.
Et j'ai traduit diverses choses
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez.
 
Maintenant j'ai peur de l'automne
Et des soirées d'hiver sans vous.
Viendrez-vous pas au rendez-vous
Que cet ami perdu vous donne
En son pays du temps des loups
En son pays du temps des loups ?
 
Venez donc car je vous appelle
Avec tous les mots d'autrefois.
Sous mon épaule, il fait bien froid
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes.
 
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
https://lyricstranslate.com
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
 
Chaque jour, je vous ai écrit,
Je vous ai fait porter mes pages
Par des ramiers, par des enfants
Mais aucun d'eux n'est revenu.
Je continue à vous écrire,
Je continue à vous écrire.
 
Tout le mois d'août s'est bien passé
Malgré les obus et les roses.
Et j'ai traduit diverses choses
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez.
 
Maintenant j'ai peur de l'automne
Et des soirées d'hiver sans vous.
Viendrez-vous pas au rendez-vous
Que cet ami perdu vous donne
En son pays du temps des loups
En son pays du temps des loups ?
 
Venez donc car je vous appelle
Avec tous les mots d'autrefois.
Sous mon épaule, il fait bien froid
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes.
 
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
https://lyricstranslate.com
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
 
Chaque jour, je vous ai écrit,
Je vous ai fait porter mes pages
Par des ramiers, par des enfants
Mais aucun d'eux n'est revenu.
Je continue à vous écrire,
Je continue à vous écrire.
 
Tout le mois d'août s'est bien passé
Malgré les obus et les roses.
Et j'ai traduit diverses choses
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez.
 
Maintenant j'ai peur de l'automne
Et des soirées d'hiver sans vous.
Viendrez-vous pas au rendez-vous
Que cet ami perdu vous donne
En son pays du temps des loups
En son pays du temps des loups ?
 
Venez donc car je vous appelle
Avec tous les mots d'autrefois.
Sous mon épaule, il fait bien froid
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes.
 
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
https://lyricstranslate.com

Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
 
Chaque jour, je vous ai écrit,
Je vous ai fait porter mes pages
Par des ramiers, par des enfants
Mais aucun d'eux n'est revenu.
Je continue à vous écrire,
Je continue à vous écrire.
 
Tout le mois d'août s'est bien passé
Malgré les obus et les roses.
Et j'ai traduit diverses choses
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez
En langue bleue que vous savez.
 
Maintenant j'ai peur de l'automne
Et des soirées d'hiver sans vous.
Viendrez-vous pas au rendez-vous
Que cet ami perdu vous donne
En son pays du temps des loups
En son pays du temps des loups ?
 
Venez donc car je vous appelle
Avec tous les mots d'autrefois.
Sous mon épaule, il fait bien froid
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes
Et j'ai des trous noirs dans les ailes.
 
Vous étiez là, je vous tenais
Comme un miroir entre mes mains.
La vague et le soleil de juin
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage
Ont englouti votre visage.
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9 commentaires:

  1. My very best friend-- since 1956-- passed a week ago. These words are meaningful.

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  2. Très émue, chère Anne, en écoutant cette belle interprétation d'un poème souvent lu avec mes élèves. Je compatis avec ta peine et pense très fort à une amie en mauvaise posture dans un pays lointain. Je t'embrasse.

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  3. Des larmes dans les yeux je t'embrasse Anne.

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  4. Il y a des larmes dans l'attente
    Comme des perles d'eau
    Qui s'égrènent sur nos vies...

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  5. C'est d'une incroyable beauté, ces mots, ces notes jouées sur un piano, cette voix de cristal et ce trait si fin, si léger, l'émotion est vive... Je te tiens la main Anne, doux dimanche. brigitte

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  6. L'insoutenable douleur de nos pertes, magnifiquement écrite, chantée, avec force et douceur . Je t'envoie une chaleureuse caresse.

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  7. Choisir de se laisser chavirer par un poème de Cadou ? Mais on ne choisit pas. On se laisse emporter par la vague. Et après ? Il n'y a pas d'après. Il n'y a que instant sublime de la lecture. Ce n'est ni une recette, ni autre chose.
    C'est un constat.
    Je suis tellement heureux de revenir vers toi.
    Certes, très affaibli, puisqu'en soins palliatifs de l'hôpital de Vannes.
    Combien durera cette chose cruelle? Nul ne le sait, mais ce que je sais, je le vis dans ces instants de poésie partagée, et je t'en remercie.
    Roger

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    1. Vous avez raison, Roger, pour la poésie, on ne choisit pas. Pour le reste de la vie non plus, d'ailleurs, le plus souvent.
      Reste l'ivresse de l'instant, ou son épreuve...
      Merci d'avoir pris le temps de cet échange. Je pense fort à vous.
      En fidèle amitié,

      ANNE

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